Alsace Ça bouge : les Amap cultivent la solidarité entre paysans et clients

Les Amap, Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, se développent en Alsace : une autre manière de cultiver la terre et de se nourrir. Exemple à Mulhouse.
Jeudi soir à Mulhouse.
L’entrée du stade de l’Ill a des allures de marché.
C’est jour de distribution de l’Amap. Un marché sans promo ni bonimenteurs, réservé aux clients abonnés.
Deux maraîchers, un arboriculteur, un fromager, un éleveur de veau et un autre de bœuf déchargent leur production de la semaine.
Tout est prêt : la même quantité de fruits ou de légumes pour chaque famille. Ici, on ne choisit pas son légume préféré: on se partage toute la récolte.
On ne discute pas les prix : tout est payé d’avance, par abonnement. En moins de deux heures, plus de 200 clients ont rempli leurs paniers et les paysans repartent la camionnette vide.
Étranglés par les centrales d’achat qui écrasent les prix, une bonne quinzaine de producteurs alsaciens tentent ce nouveau mode de distribution qui leur garantit avance de trésorerie, rémunération stable et débouchés sans perte.
Le consommateur s’y retrouve : « Cette année il n’y a pas eu d’abricots mais abondance de cerises », souligne Frédéric Schwab.
Cet arboriculteur de Muespach a lancé les Amap voici un an dans le sud de l’Alsace, sur le modèle de l’expérience menée, depuis 2003 dans le Bas-Rhin, par André Roesch.
« Le concept Amap est fondé sur le partenariat entre paysans et consommateurs », explique Frédéric Schwab. Les uns et les autres partagent les risques liés aux intempéries. Chaque producteur s’engage à respecter un cahier des charges : « Produire le plus naturellement possible. Nous ne sommes pas tous certifiés bio. La priorité, c’est de rendre les fermes viables et d’évoluer vers un mode de culture propre. »
Résultat : un éleveur sort enfin la tête de l’eau, un maraîcher a réduit l’usage de pesticides de 80 % en six mois et cultive une plus grande variété de légumes, des fermes créent quelques emplois, des jeunes arrivent à débuter avec peu de terre.
Des liens se tissent entre producteurs et avec les consommateurs. « Des relations de confiance et de respect mutuel s’établissent, souligne Frédéric Schwab. Pour nous paysans, il est gratifiant de savoir pour qui nous produisons, en toute liberté. »
Article extrait de l'Alsace.fr


Madame Reynaud, notre productrice de kiwis, propose de nous livrer des figues à partir du mardi 16 septembre.
Sa production étant limitée (35 kg par livraison) les commandes seront plafonnées à 2 kg par adhérent.
Prix du kilo : 4,50 €
Le règlement se fera au moment du retrait des figues.
Si vous êtes intéressés, vous devez me faire parvenir votre commande par mail avant Dimanche 14 septembre 18 heures. Madame Reynaud a besoin de savoir les quantités commandées pour l'organisation de la cueillette et du conditionnement.
Cette commande sera uniquement valable pour le mardi 16 septembre ( et devra être renouvelée le cas échéant) car Madame Reynaud ne peut pas prévoir le nombre de livraisons qu'elle pourra nous faire. Les figues sont des fruits fragiles.
J'attends donc vos commandes.

- salade
- tomates
- melon canari
- melon brodé
- raisin
- carottes
- pommes de terre
- oignons
- blettes
- courgettes
- poivrons rouges

"Je me souviens du bonheur d'aller chercher les délicieuses tomates de notre jardin et de la saveur des bons plats de légumes que préparaient ma grand-mère.
Être en AMAP, c'est chercher à retrouver cette sensation, les goûts de notre enfance, découvrir même des légumes dont nous ne soupçonnions peut-être pas
l'existence: panais, choux cabus, jeunes blettes, courgettes jaunes... Sans doute, c'est également le plaisir de cuisiner à nouveau !
Être en AMAP, c'est réapprendre les saisons : les tomates sont bonnes si on leur laisse le temps de mûrir naturellement, les fraises en mars ou en hiver, ce n'est
pas naturel...
Vous ne regardez peut-être plus la pluie tomber avec le même œil : c'est bon pour la terre donc bon pour votre panier! Fini l'immense étalage de fruits et légumes des supermarchés, produits de la même taille, avec peu de goûts... si ce n'est le goût amer que laisse la grande distribution à nos collègues producteurs.
Être en AMAP, c'est également envisager un avenir pour des maraîchers comme le nôtre, Alain Crochot, avec le désir de faire vivre une exploitation à taille humaine.
Mais aussi des questions qui se posent...
Une fois passés l'effet de nouveauté et l'enthousiasme d'une aventure qui commence... que deviendront toutes ces bonnes intentions dans le temps ? Sommes-nous prêts à nous adapter au rythme des saisons de l'Ile de France et à assumer durablement les aléas de l'activité agricole de notre région ?
Je vous laisse à vos réflexions ! "
Article extrait du site Obiwi.fr Partagez vos passions (08 septembre 2008)


Il suffit d’une éponge propre légèrement humide et d’un bol d’eau à laquelle on ajoute le jus d'un demi citron.
Faire fonctionner le four à puissance maximum pendant 3 minutes ou jusqu'à ce que de la buée apparaisse sur les parois.
Ensuite, il suffit d’utiliser l’éponge pour frotter les parois sans avoir à utiliser un produit chimique quelconque.
Propre, efficace, et écologique ! Comme quoi on peut agir pour la planète, y compris dans sa cuisine.


Pour 4 personne(s)
5 courgettes
2 petites buches de chèvre
une cuillère à soupe de basilic haché
une cuillère à soupe de ciboulette hachée
thym ou marjolaine
huile d'olive
sel
poivre
Préchauffer le four th.5.
Laver les courgettes, les couper en rondelles de 5 mm d' épaisseur.
Faire chauffer un peu d'huile dans une poêle et faire sauter les courgettes à feu vif pendant quelques minutes.
Les retirer du feu.
Hacher les herbes.
Couper le fromage en tranches fines.
Dans un tian bien huilé , poser une rangée de courgettes, puis une de fromage de chèvre, ainsi de suite...
Parsemer de basilic, de ciboulette, saler, poivrer, et saupoudrer de thym ou marjolaine.
Verser un filet d' huile d' olive et mettre au four.
Au bout de 20 mn de cuisson, monter le four à 6 et laisser cuire 15 mn.
Servir tiède ou froid
On peut ajouter un peu d'ail haché et tapisser le fond du tian avec un lit d'oignons émincés revenus à la poele c'est une affaire de goût.


Les « locavores » sont de fervents adeptes des aliments exclusivement issus d'une agriculture de proximité afin de limiter la production de CO2.
En direct des Etats-Unis
Depuis un an, Leda Meredith ne mange plus d'oranges, de bananes ou d'avocats. Elle a aussi banni de son alimentation le riz, le chocolat et le sucre. Parce que rien de tout cela ne pousse aux environs de New York. Cette jolie rousse, professeur de danse, est une « locavore ». Elle ne se nourrit que d'ingrédients produits dans un rayon de 400 kilomètres autour de son appartement de Brooklyn. Mais rassurez-vous, elle n'a pas l'air famélique ! A l'entendre, elle ne s'est jamais sentie aussi bien.
Le mouvement locavore est né à San Francisco. En 2005, quatre copines se lancent un défi : manger local et en saison pendant un mois. Pas vraiment révolutionnaire, direz-vous ? Après tout, il y a moins d'un siècle, tous les humains étaient locavores. Oui, mais voilà, aujourd'hui le moindre aliment parcourt en moyenne 2 400 à 4 800 kilomètres entre le lieu de production et l'assiette du consommateur, avec des conséquences sur l'effet de serre. Une distance qui a augmenté de 25 % depuis 1980 et qui ne cesse de s'allonger.
Désormais, les locavores font des émules dans tout le pays. L'an dernier, le terme est même entré dans le dictionnaire New Oxford American. Peur du réchauffement climatique, crainte de l'obésité, volonté de soutenir les petits fermiers, ou tout simplement désir de manger une fraise au goût de fraise... Quelles que soient les motivations, ils sont de plus en plus nombreux à bouder les supermarchés. Parmi eux, des célébrités comme la romancière Barbara Kingsolver, qui a tiré un livre de son expérience en Virginie. On ne compte plus les blogs d'adeptes qui échangent des recettes, des adresses...
Suite de l'article sur LE POINT. FR
Les « Locavores » sont parmi nous
Ils seraient 250 000, en France, à s'alimenter de la sorte, au rythme retrouvé des saisons.
Membres de l'une des 1 000 Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) qui ont éclos dans l'Hexagone depuis sept ans.
Rappelons le principe : constituer un groupe d'une vingtaine de voisins, trouver un maraîcher bio dans un rayon de 100 kilomètres, décider ensemble de la production et valider ce partenariat par un abonnement. L'agriculteur est ainsi assuré de son revenu et de l'écoulement de sa récolte. En contrepartie, il s'engage à livrer chaque semaine un panier de légumes variés (compter une douzaine d'euros) aux « amapiens », tenus, eux, de l'aider à la ferme-ne dites surtout pas exploitation !-une fois par saison.
Les Amap font vivre quelque 1 600 producteurs et génèrent un chiffre d'affaires de 52 millions d'euros, si l'on en croit Daniel Vuillon, le maraîcher d'Ollioules qui a lancé le concept en France. L'idée a germé à la fin des années 60 au Japon, après que la pollution au mercure à Minamata eut entraîné une communauté de mères de famille à chercher des fermiers pouvant leur garantir une alimentation saine, avec lesquels elles instaurèrent un système de vente directe, teikei en japonais.
Aline Cochard